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Six femmes et six hommes

Marche funèbre d'une marionnette

de Charles Gounod

DÉCOR

 

Le hall de l'auberge.

Le décor peut être très dépouillé ou, au contraire, très chargé, avec toutes les nuances intermédiaires imaginables.

Par exemple, il pourrait n'être composé que de sièges (à l'ouverture du rideau, dix comédiens sont assis.

Il pourrait aussi figurer, au détail près, le salon d'un cottage anglais.

À l'ouverture du rideau, dix comédiens sont assis.

COMMENTAIRES

 

« Meurtre à l'Auberge » est avant tout une comédie inattendue, mouvementée et d'un rythme très soutenu.

Si l'on ne compte que les productions déclarées (les autres parviennent rarement à la connaissance de l'auteur !), on en dénombre à ce jour 24, en France, en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, au Canada et au Cameroun.

PERSONNAGES

 

Marie-France Dulieu

L'ancienne propriétaire de l'auberge est une charmante et adorable vieille dame qui tricote dans son coin. Mais attention ! « Il faut se méfier de l'eau qui dort » (proverbe du XIVe s.).

 

Juliette Franchon

Nièce de Marie-France Dulieu, c'est elle qui gère l'auberge. D'un naturel emporté... très emporté, elle ne supporte pas du tout qu'on se mêle de ses affaires, principalement de la gestion de la cuisine.

 

Clémentine Vertoux

Elle n'est pas à son avantage. D'un physique ingrat, très gourmande et donc enveloppée, elle ne rêve que de devenir « Miss Rurale », première marche vers le long chemin jusqu'à « Miss Monde ».

Fauchoix, le victime, la traitait de pouffiasse, de gros tas et de patapouf.

Elle est moins naïve qu'il n'y paraît au premier abord.

Agnès Maurepin

Elle pourrait avoir une quarantaine d'années. C'est une bourgeoise dans l'acception péjorative du terme. Épouse de Georges, elle forme avec lui un couple explosif.

Elle est tyrannique, hédoniste, de sang chaud et peut-être même atteinte de nymphomanie.

 

Rosalie Gaillard

Elle est l'exact opposé d'Agnès Maurepin. Jeune, avenante, d'une élégance naturelle, cultivée, elle a l'esprit vif, même si, parfois, elle est un peu tête en l'air.

La répartie facile, elle ne s'en laisse pas compter.

 

Tradellone

La jeune assistante du commissaire Dubosc doit subir le caractère de son chef et une forme de mépris dû à son âge et à son sexe.

Elle supporte tout avec stoïcisme. Elle s'avérera la plus futée de toute l'équipe.

 

Docteur Paladru

Le médecin du coin, qui a soigné, voire mis au monde, une bonne partie des personnages présents, a un défaut majeur : il est incapable de rester sérieux. Même quand il est censé exposer l'intrigue au public, il ne résiste pas au plaisir de s'en prendre à quelques spectateurs.

 

Le commissaire Dubosc

Ce n'est pas à proprement parler un fin limier. Des idées toutes faites, élaborées sans sans trop de réflexion, lui confèrent une autorité qui se veut naturelle. Il ne connaît pas le doute.

Nettement misogyne et imbu de sa supériorité due à son grade, il traite son assistante Tradellone comme une incapable.

 

Emmanuel Cerdon

Écrivain raté de romans policiers, on ne sait trop de quoi il vit. Souvent « soupe au lait », il a le don de se laisser ridiculiser (voir extrait 3).

Victime facile, sa susceptibilité l'amène parfois à réagir en se fâchant ou en boudant.

 

Georges Maurepin

Époux d'Agnès, c'est le prototype du personnage antipathique. S'il avait une fortune, ce serait l'image du parvenu sans éducation, mais il n'a plus le sou.

Il est prétentieux, orgueilleux, vaniteux, arrogant, infatué.

Pour le remettre à sa place, il n'y a guère que sa femme et, dans un autre registre, la douce Marie-France Dulieu qui lui assène ses quatre vérités avec le sourire.

Angelo Baccardi

Que vient-il faire ici ? Mystère.

Son homme de main s'obstinant à l'appeler « parrain », il prétend qu'il s'agit de son filleul, pour noyer le poisson.

Du même âge que Marie-France Dulieu, il a cette politesse si particulière des chefs mafieux, faite de componction et d'humilité, mais aussi de rudesse et d'insensibilité.

 

Vittorio

L'homme de main et lointain jeune cousin de Baccardi est le modèle du jeune homme fruste, mal dégrossi, assez stupide, capable de tout et de n'importe quoi pour obéir à son « parrain », même s'il n'a rien compris.

Il présente bien : grand et bâti sportivement. Il pourrait donner le change s'il était muet.

INTRIGUE

 

Une auberge perdue dans la campagne. Un meurtre a été commis. Un commissaire a convoqué tous les protagonistes.

Ils sont tous là, quand une tempête de neige les bloque sur place.

L'enquête se déroule. Petit à petit, il s'avère que tous pourraient avoir commis l'assassinat, sauf que... dans une scène que n'aurait pas reniée d'Hercule Poirot, on découvre le véritable coupable à la stupéfaction générale, bien que les indices aient été parsemés pendant toute la pièce.

EXTRAIT 1 – MEURTRE À L'AUBERGE

 

 

Dr Paladru :

- En vous attendant, vos collègues l’ont installé dans la chambre froide du restaurant. Vous le trouverez dans des sacs numérotés de un à quatorze.

 

Le commissaire :

- [interloqué] Comment ?

 

Dr Paladru :

- Remarquez, qu’ils ont fait ça avec méthode. La tête est dans le sac 1, le pied gauche dans le treize et le droit dans le quatorze.

 

Le commissaire :

- [à Tradellone] Notez, Tradellone, qu’on a découpé la victime en morceaux.

 

Tradellone :

- Patron, ce qui me sidérera toujours, c’est votre sens de la déduction.

 

Le commissaire :

- Le métier, Tradellone, vingt ans d’expérience, ça compte.

 

Dr Paladru :

- Le plus difficile a été de ne pas se tromper de pied.

 

Le commissaire :

- Ah oui ?

 

Dr Paladru :

- [très sérieusement] Comment faire pour savoir quel était le pied droit et quel était le gauche ?

 

Le commissaire :

- C’est effectivement un problème.

 

Tradellone :

- Le pied droit a le gros orteil à gauche et le gauche l’a à droite.

 

Le commissaire :

- Tradellone, pourriez-vous être claire pour une fois.

 

Tradellone :

- [montrant ses mains] C’est la même chose avec les mains.

 

Le commissaire :

- [désapprobateur] Tradellone ! Avez-vous déjà vu des mains à la place des pieds ?

 

Dr Paladru :

- Chez certains primates. Mais cela soulève une nouvelle question. La victime était-elle un singe ? En outre, la théorie de Madame l’Inspecteur est boiteuse, si j’ose dire : [appuyant sa démonstration avec sa main] prenez un pied droit à l’endroit, c’est-à-dire plante à terre, le pouce est à gauche. Retournez-le, plante en l’air, le pouce est à droite.

 

Le docteur Paladru arbore un grand sourire ironique et satisfait. Un temps pendant lequel le commissaire se livre à une intense réflexion.

 

Le commissaire :

- [à Tradellone] Vous voyez, Tradellone, ça c’est de la logique déductive. Je n’aurais pas fait mieux. Prenez-en de la graine. [Au Dr Paladru] A-t-on retrouvé l’arme du crime ?

 

Dr Paladru :

- Oui, Monsieur le Commissaire, une lime à ongle.

 

Le commissaire :

- [à Tradellone] Notez, Tradellone : l’assassin a beaucoup de patience.

 

 

 

Extrait 2 – MEURTRE À L'AUBERGE

 

 

Vittorio :

- [apercevant Clémentine Vertoux] Ça, c’est de la nana !

 

Clémentine Vertoux :

- Je vous demande pardon ?

 

Vittorio :

- Peut-être un peu direct, non ?

 

Clémentine Vertoux :

- Un peu, oui !

 

Vittorio :

- Il faut vous dire que je n’ai jamais le temps. Je suis stressé comme pas deux. Vous comprenez, le Parrain, il me presse comme un citron.

 

Clémentine Vertoux :

- Tout de même, vous y allez un peu fort.

 

Vittorio :

- Me permettez-vous de reprendre ?

 

Clémentine Vertoux :

- Si vous y tenez…

 

Vittorio sort côté jardin et entre aussitôt.

 

Vittorio :

- [même jeu] Une beauté pareille, ça ne se trouve pas

Sous la roue d’un gros char, ni sous un grand pied-plat !

 

Clémentine Vertoux :

- Mieux… comment dirais-je… plus littéraire… encore que l’image est assez curieuse.

 

Vittorio :

- D’habitude, quand je vois une fille comme vous, je ne m’embarrasse pas de discours, pas le temps, je la…

 

Clémentine Vertoux :

- Oui, mais alors là, [montrant le public] il y a un nombre certain de témoins et ce ne serait pas prudent de votre part, pas prudent du tout.

 

Vittorio :

- [s’ébrouant et secouant la tête comme pour chasser une mauvaise pensée] D’accord, je vais faire un effort… je vais du moins essayer. Ne bougez pas, je reviens.

 

Clémentine Vertoux :

- Je ne bougerai pas, je m’amuse trop.

 

Vittorio sort côté jardin et entre à nouveau.

 

Vittorio :

- [avec emphase] Oups ! Qu’est-ce que je vois ? Une vénusté 1 pareille, ça ne se rencontre pas tous les jours.

 

Clémentine Vertoux :

- Ah, vous faites des progrès. Mais, il y a un léger décalage entre le vocabulaire et la syntaxe… [Précieuse] Comprenez-vous ?

 

Vittorio :

- [déçu] Vous trouvez ?

 

Clémentine Vertoux :

- Où avez-vous été chercher « vénusté » ?

 

Vittorio :

- J’en sais rien, une… qui est comme Vénus… Non ?

 

Clémentine Vertoux :

- Oui, mais le mot est assez rare et son emploi marque une certaine culture, tandis que la tournure « Oups ! Qu’est-ce que je vois ? » est plus populaire.

 

Vittorio :

- Tip top ! Une seconde !

 

Vittorio sort et entre.

 

Vittorio :

- [avec encore plus d’emphase] Ho ! Qu’aperçois-je ici même en vous voyant par mes regards ? Sont-ce des mirages ou la réalité vraie qui m’éclabousse les mirettes ? Jamais, jamais, lors de ma longue existence, je ne me suis trouvé face à face tout près d’une telle grâce féminine, carrément mirobolante 2 … [Ton normal] Bon ! Alors, là… j’emballe ?

 

Clémentine Vertoux :

- Vous n’ « emballez » rien du tout. Je ne suis pas sensible à votre style ampoulé.

 

Vittorio :

- [perdant patience] Vous êtes assez pénible.

 

Clémentine Vertoux :

- Ce n’est pas avec ce genre de remarque que vous séduirez les demoiselles.

 

Vittorio :

- Dernier essai ! Mais après, je vous avertis que…

 

Vittorio sort et entre.

 

Vittorio :

- [avec un ton un peu macho] Hé ! Vous n’êtes pas mal, vous ! Allez, Bébé, ramène-toi !

 

Clémentine Vertoux :

- Alors là… là… au moins c’est naturel. Vous êtes tout entier dans vos propos.

 

Vittorio :

- Bon ! [Tendant la main vers elle] Vous venez ?

 

Clémentine Vertoux :

- Non !

 

Vittorio :

- Comment ça, non ?

 

Clémentine Vertoux :

- Vous n’êtes pas, mais absolument pas mon type.

 

Vittorio :

- [stupéfait] Hein ? Vous me laissez exécuter tout ce cirque et vous m’envoyez paître ?

 

Clémentine Vertoux :

- On envoie paître les ânes ou les moutons.

 

Vittorio :

- Ça ne va pas se passer comme ça.

 

Clémentine Vertoux :

- Mais si, mais si !

 

Vittorio :

- [menaçant et avançant vers Clémentine Vertoux] On ne roule pas Vittorio dans la farine.

 

Clémentine Vertoux :

- Peut-être pas, mais on peut faire couler des larmes sur ses joues.

 

Vittorio :

- [plus menaçant encore et ricanant] La vache pour laquelle je pleurerai n’est pas encore née.

 

Clémentine Vertoux :

- Vous croyez ?

 

Clémentine Vertoux sort un spray et en asperge Vittorio.

 

Vittorio :

- [hurlant de douleur, les mains sur les yeux] Ha ! Mes yeux ! La vache !

 

Clémentine Vertoux :

- Ah ! Vous voyez !

 

Vittorio :

- [même jeu] Non, je ne peux plus vous voir !

 

Clémentine Vertoux :

- Et bien, allez vous faire voir ailleurs !

 

Vittorio :

- [allant vers la sortie jardin] Je vais me sécher les yeux, mais vous me reverrez.

 

 

 

Extrait 3 - MEURTRE À L'AUBERGE

 

Emmanuel Cerdon :

- Dr Paladru ! J’ai de la chance dans mon malheur.

 

Docteur Paladru :

- Je sens venir la consultation gratuite à plein nez.

 

Emmanuel Cerdon :

- Ce serait plutôt à l’œil.

 

Docteur Paladru :

- C’est ce que j’ai dit.

 

Emmanuel Cerdon :

- Vous savez déjà que j’ai mal à l’œil ?

 

Docteur Paladru :

- L’enfance de l’art. Vous marchez lentement, la tête basse, en boitant très légèrement. Diagnostic : vous avez peur de vous casser la figure, parce que vous ne voyez pas très bien où vous mettez les pieds. Donc, vous avez un problème à l’œil gauche.

 

Emmanuel Cerdon :

- Extraordinaire ! Mais pourquoi l’œil gauche ?

 

Docteur Paladru :

- Parce qu’en général j’ai de la chance et que là, je n’avais que 50% de risque de me tromper.

 

Emmanuel Cerdon :

- Alors… mon œil !

 

Docteur Paladru :

- Vous en avez un qui joue au poker et l’autre qui observe la tête de votre adversaire.

 

Emmanuel Cerdon :

- Je sais : un léger strabisme divergent. Je l’ai depuis la naissance. Ça ne me gêne pas. Vous l’examinez mon œil ?

 

Docteur Paladru :

- Déshabillez-vous.

 

Emmanuel Cerdon commence à se déshabiller.

 

Emmanuel Cerdon :

- Je dois tout enlever ?

 

Docteur Paladru :

- Tout-tout-tout… tout nu.

 

Emmanuel Cerdon :

- [montrant le public] Devant ceux-là ?

 

Docteur Paladru :

- Il faut ce qu’il faut.

 

Emmanuel Cerdon continue à se déshabiller.

 

Emmanuel Cerdon :

- Je pourrai garder mon slip ?

 

Docteur Paladru :

- Non, non, non ! Tout nu.

 

Emmanuel Cerdon :

- Vous avez vraiment besoin que je sois entièrement dévêtu pour examiner mon œil ?

 

Docteur Paladru :

- Absolument. Ça humilie le patient et ça renforce l’emprise du médecin… Je rigolais ! Rhabillez-vous.

 

Emmanuel Cerdon pousse un soupir de soulagement et se rhabille pendant les répliques suivantes. Agnès Maurepin entre en coup de vent.

 

Agnès Maurepin :

- [sans voir Emmanuel Cerdon] Vous n’auriez pas aperçu… [Voyant Emmanuel Cerdon] Oh, pardon ! [Outrée] Vous pourriez faire vos cochonneries ailleurs que dans le salon où tout le monde passe et repasse.

 

Emmanuel Cerdon :

- Mais… vous vous méprenez, c’est le docteur qui m’a dit…

 

Agnès Maurepin :

- [hautaine, en sortant] Il y en a, je vous jure !

 

Agnès Maurepin sort.

 

Emmanuel Cerdon :

- Cette bonne femme, je l’a… hou !…

 

Docteur Paladru :

- Vous la regardez de travers, ce qui doit avoir un rapport avec votre œil gauche.

 

Emmanuel Cerdon :

- Une Marie couche-toi là, oui.

 

Le Dr Paladru approche son siège d’Emmanuel Cerdon.

 

Docteur Paladru :

- Asseyez-vous.

 

Le Dr Paladru examine l’œil gauche de Cerdon.

 

Emmanuel Cerdon :

- Tout le monde a dû y passer. Vous-même, Docteur…

 

Docteur Paladru :

- Il est irrité, c’est sûr.

 

Emmanuel Cerdon :

- Je n’aurais jamais osé écrire ça dans un roman.

 

Docteur Paladru :

- Il y a sûrement une poussière.

 

Emmanuel Cerdon :

- Elle est la maîtresse de Maurepin, elle épouse Roger Fauchoix.

 

Docteur Paladru :

- Ne bougez pas.

 

Le Dr Paladru sort de sa poche un grand canif et l’ouvre consciencieusement.

 

Emmanuel Cerdon :

- Après quelques années, elle se remarie avec le premier de la liste et devient Madame Maurepin. [Apercevant le canif, épouvanté] Hé ! Qu’est-ce que vous fabriquez avec ça ?

 

Docteur Paladru :

- [sérieusement] Je vais me curer les ongles avant de vous mettre le doigt dans l’œil.

 

Emmanuel Cerdon :

- [même jeu] Vous parlez sérieusement ?

 

Docteur Paladru :

- Jamais ! C’est un principe.

 

Le Dr Paladru range son canif.

 

Emmanuel Cerdon :

- Ça s’est fait tellement vite qu’on se demande si elle a seulement pris le temps de divorcer.

 

Le Dr Paladru sort son mouchoir.

 

Docteur Paladru :

- Là ! Restez bien tranquille.

 

 

1 Grâce, beauté, charme digne de Vénus.

2 trop belle pour être vraie.

SYNOPSIS - MEURTRE À L'AUBERGE.

 

 

Le texte n'est divisé ni en actes, ni même en scènes. Il s'agit d'un parti pris volontaire pour ne pas couper l'action.

 

Tous les personnages sont sur scène. Ils sont figés et silencieux. Au long des premières pages, ils remueront et prendront successivement part à l'action.

 

Page 3 :

L'acteur qui joue le docteur Paladru s'anime et expose la situation. Un meurtre sanglant a été commis. La victime a été découpée en morceaux. Le commissaire Dubosc a convoqué tous les témoins. À peine sont-ils tous arrivés qu'une tempête de neige bloque tout le monde dans l'auberge.

 

Page 4 :

Les personnages s'animent. Tradellone, l'assistante du commissaire, lui décrit les protagonistes.

Le docteur Paladru annonce que le corps a été découpé en quatorze morceaux

 

Page 6 :

Pour se moquer du commissaire, le docteur Paladru entame une discussion pour savoir comment reconnaître le pied gauche du droit. Il prétend ensuite que l'arme du crime est une lime à ongles.

 

Page 7 :

Baccardi et Agnès Maurepin évoquent le souvenir de la victime : Roger Fauchoix.

 

Page 8 :

Vittorio, qui n'a pas inventé le fil à couper le beurre, tente de dresser le portrait d'Emmanuel Cerdon. Tout est faux.

 

Page 9 :

Confus, Vittorio s'en va, remplacé par Rosalie Gaillard.

 

Page 10 :

Juliette Franchon découvre que Cerdon avait de quoi en vouloir à Fauchoix.

 

Pages 11-12 :

Georges Maurepin dévoile son caractère emporté. Il soupçonnerait sa femme de l'avoir trompé avec Fauchoix, qui, décidément, était universellement détesté.

 

Pages 15-16 :

Fauchoix se moquait grossièrement de Clémentine Vertoux. Elle aurait pu le tuer.

 

Pages 16-18 :

Interrogée sans ménagement par le commissaire, Marie-France Dulieu se déclare innocente, même si elle détestait Fauchoix.

 

Page 21 :

Vittorio tente de séduire Clémentine Vertoux, sans succès, en s'y prenant différemment, et toujours aussi mal, à chaque fois.

 

Page 24 :

Marie-France Dulieu aurait bien pu assassiner Fauchoix.

 

Page 25 :

Juliette Franchon veut poignarder Agnès Maurepin pour une question de salade disparue. Elle la poursuit dans la salle et agresse... gentiment... un spectateur.

 

Page 29 :

Tradellone et le commissaire ont compté et recompté les sacs qui contiennent les restes de Fauchoix. Il n'y en a que treize sur les quatorze annoncés.

 

Page32 :

Marie-France Dulieu s'en prend à Georges Maurepin. Elle fait ressortir son caractère rugueux et l'accuse, à demi-mots, d'avoir trucidé Fauchoix.

Juliette Franchon poursuit Clémentine Vertoux avec son couteau de cuisine.

 

Page34 :

Emmanuel Cerdon obtient du docteur Paladru une consultation gratuite pour un oeil. Il se retrouve en petite tenue. Il accuse Agnès Maurepin d'être une « Marie-couche-toi-là ».

 

Page 36 :

Pendant que Paladru tente d'extraire une poussière de l'oeil de Cerdon, celui-ci passe en revue les femmes présentes à l'auberge pour leur trouver de bonnes raisons d'avoir exécuté Fauchoix.

 

Page 37 :

Le parrain mafieux, Angelo Baccardi, a été amoureux de Marie-France Dulieu. Il aurait aussi de solides raisons d'avoir commandé à son « filleul » de liquider Fauchoix.

 

Page 39 :

Marie-France Dulieu signale que le commissaire a longtemps vécu dans le village et qu'il connaît tout le monde.

 

Page 40 :

Juliette Franchon cherche encore à larder Clémentine Vertoux.

 

Page 43 :

Baccardi voudrait bien s'entretenir tendrement avec Agnès Maurepin. Il en est empêché par cet âne de Vittorio.

 

Page 44 :

Cerdon est fasciné par le visage de Vittorio. Il le décrit très en détail. Vittorio n'apprécie pas du tout. Il s'énerve et assomme Cerdon. Celui-ci revient à lui rapidement. Il veut se venger et poursuit Vittorio qui se cache dans le public.

 

Page 47 :

ll faut en finir. Tradellone propose de réunir tous les suspects et de laisser le public choisir le coupable en plusieurs éliminatoires. Finalement, le public désigne l'un des personnages.

 

Page 51 :

Tradellone n'y croit pas. Avec l'accord amusé du commissaire, elle joue une scène à la Hercule Poirot avec les suspects. Tout s'éclaire, puis s'obscurcit, puis s'éclaire à nouveau. Bien entendu, tout cela se termine par un coup de théâtre.

Demande d'autorisation

Il n'y a aucune autorisation à demander pour entrer dans l'auberge, si ce n'est d'accepter de le faire à vos risques et périls.

Par contre, pour pouvoir jouer la pièce, il vous faut une autorisation à demander directement à l'auteur.

Sauf cas exceptionnel, elle vous sera accordée par retour du courrier avec mes très sincères remerciements.

Pour demander l'autorisation, cliquez sur le bouton ci-dessous.

Merci mille fois.